portrait

Manifeste

Manifeste

A travers chaque partie du process, dans chacun des résultats, du plus global au plus minutieux, je cherche à créer une présence, à faire exister l’image.

Rien, dans mon rapport à l’image n’est virtuel. Ce qu’elle crée, est, avant tout, pour moi, physique. Dans le son du déclencheur, le chargement de la pellicule, dans ma respiration qui s’arrête pour attendre le moment parfait. C’est un lien avec la matière, avec le tangible qui rend un concept, une idée, une émotion, visible. La photo doit, je le pense, rester organique, elle doit exister dans un réel, sur un support, dans nos mains, devant nos yeux.

Pour l’essentiel, le travail d’un artiste se passe souvent dans l’ombre, dans l’espace d’une page ou de nuits blanches. Je suis persuadé que le quotidien des gens passionnés ne se résume pas à un résultat. Montrer, sans détours, l’alchimie fragile de la création est mon but. Je sais aussi les obsessions et le souci du détail extrême, toute l’énergie silencieuse qui existe dans ces instants. Au-delà de la perfection, cette fragilité puissante.

Je suis persuadé que le travail des gens passionnés ne se résume pas à un résultat. Je pense qu’il relève souvent des obsessions, du souci du détail extrême, de l’humain. Au fond, choisir l’image est une évidence. Photographier c’est se taire. C’est parler sans dire un mot.



Portrait par Jean-Laurent Gaudy, 2017.