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Utiliser le flou

Il y a une forme d’impudeur dans l’explicite, le monstratif. Quelque chose me dérange profondément dans l’image qui témoigne, factuellement. Elle semble trahir. Elle semble tenter d’atteindre un objet qui lui échappe éternellement. En un sens, être trop clair photographiquement revient à vouloir revivre le « déjà vécu ».

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A mon sens, le rôle de l’image est de sublimer, de proposer une autre réalité, au moins une nouvelle lecture de celle-ci. Comme on séduit, elle doit évoquer plus que dire.

-La photo ce n’est pas le passé, c’est le souvenir. Elle ne traduit jamais un réel mais devrait, à mon sens, transmettre l’indicible, l’immontrable, le sentiment.-

Copenhague_024 3_4 w25 Valence_Carmencita 3_4 w25 Iceland 3_4 w25 Ibiza-248 3_4 w25

J’aime le flou parce qu’il maintient ce mystère, parce qu’il est la poésie picturale, parce qu’il impose d’interpréter, de sentir plus que de voir. Au fond, pour moi, faire le choix du flou est un choix au sens strict. Il dit quelque chose de ce qui peut être montré ou de ce qui doit rester caché. C’est du silence éloquent.

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